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Base de connaissance médicale

Notes de synthèse issues de l’expérience clinique des médecins pratiquant la diète protéinée depuis plus de dix ans.

Recueil médical
Introduction

Fort de l’expérience des médecins pratiquant la diète protéinée depuis une dizaine d’années, ce document présente certaines réflexions importantes pour la réussite du protocole.

En premier lieu, le patient qui a bien compris le principe de la diète protéinée et qui a été responsabilisé respectera mieux le protocole. La première méthode proposée par tout nutritionniste est de baisser les calories consommées en mangeant équilibré et en supprimant les graisses et les sucres rapides. Avec ce type de régime, la perte de poids est lente, le découragement s’installe et le poids perdu est repris. Les régimes catastrophes entraînent une fonte musculaire, une fatigue, des carences — car on perd là où on ne veut pas. La première réserve disponible est les glycogènes musculaires, la masse noble est touchée, le besoin en calories diminue et la reprise de poids après est plus rapide.

Le but de la diète protéinée

Le but est de faire perdre rapidement sans toucher la masse noble. L’apport calorique est au plus bas (600 à 800 cal/j). Pour préserver la masse musculaire : apport important de protéines de haute valeur biologique + vitamines et oligoléments assurés. L’organisme est contraint de puiser son énergie dans la masse grasse. On supprime les graisses et surtout les sucres : laitages, fruits, pain, féculents et sucres rapides.

La fonte des graisses aboutit à la formation de corps cétoniques, produits de la dégradation des graisses, avec deux effets bénéfiques :

Un effet coupe-faim
Un effet euphorisant

La cétose est la clé de la réussite. Pour la première fois, le patient fait un régime sans avoir faim et est en forme. Il doit être prévenu qu’au moindre écart — un chewing-gum, une cuillère de riz, un grain de raisin — rien n’est garanti : ni la perte de poids, ni son bien-être.
Les deux phases

Diète stricte : les seuls aliments sont une assiette de légumes midi et soir + 5 sachets par jour (6 chez l’homme). La liste des légumes est limitée aux moins sucrés. La consommation de légumes supplémentaires ou plus sucrés entraîne la disparition de la cétose. Apport calorique : 600 cal/j — perte de poids : 3 kg pour 10 jours.

Diète mixte : même principe. On remplace simplement 2 sachets de protéines par des protéines alimentaires midi et soir. Apport calorique : 800 cal/j — perte de poids : 1 kg tous les 10 jours.

La perte de poids

La perte de poids n’est pas continue mais en « escalier ». Après 10 jours de diète stricte, le patient peut n’avoir perdu qu’1 kg ; les 2 autres kg tomberont inévitablement à retardement sauf en cas d’écart. Le patient ne devrait pas se peser trop souvent pour ne pas se décourager.

La durée de la diète dépend du nombre de kilos à perdre. Les patients qui font 2 mois de diète stricte perdent 15 à 20 kg. Il est important qu’il n’y ait pas d’écart pour que la diète ne s’étire pas.

La stabilisation dure 3 semaines. Elle consiste à remettre progressivement les aliments supprimés selon un protocole précis pour arriver à une alimentation normale. Insister : le but est d’apprendre à manger équilibré et de ne pas recommencer les excès d’avant — sinon la reprise du poids est inévitable.

Effet positif de la diète : le patient se rend compte en se réalimentant qu’il a perdu certaines habitudes et en a pris de nouvelles — les aliments gras l’écœurent, il a perdu l’habitude du sucré, il apprécie les légumes cuisinés plus simplement.
La cétose — surveillance et supplémentation

Détection par bandelettes. Le patient encouragé à vérifier sa cétose tous les matins sur les premières urines sera encore plus motivé à ne pas faire d’écart de peur qu’elle ne s’annule.

Supplémentation en potassium : In K — 2 à 4 g en fonction de la kaliémie.

Prudence en cas de traitement par diurétiques épargneurs de K, antagonistes de l’angiotensine II et inhibiteurs de l’enzyme de conversion.

Sel : Conseiller de bien saler les légumes, sauf chez les hypertendus. Une baisse de TA avec de petits vertiges est plutôt due au manque de sel.

Cas d’obésité associée à une pathologie

1 — Diabète de type II : excellent résultat. La perte de graisse abdominale diminue la résistance à l’insuline. Arrêter les antidiabétiques sauf la Metformine.

Les diabétiques déjà mis sous insuline doivent comprendre qu’il faudra arrêter l’insuline pendant la diète. Ils doivent être suivis de près — continuer le traitement entraîne une hypoglycémie et un risque vital.

2 — HTA, hyperlipémies.

3 — Obésité + arthrose des genoux, lombosciatiques.

4 — Suite à la chirurgie bariatrique : la diète protéinée permet une perte de poids au dépend de la masse grasse et empêche les carences dues à la diminution rapide et importante de la quantité d’aliments.

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